Accueil Date de création : 02/08/09 Dernière mise à jour : 02/12/09 11:53 / 10 articles publiés
 
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Okami (Playstation 2 / Wii)  posté le mercredi 02 décembre 2009 11:53

Tout comme ICO, on peut dire d'Okami qu'il est un des jeux qui à lui seul, démontre la force des jeux video. Un des jeux qui mérite à lui seul l'achat d'une console. Un jeu qui montre que le jeu est un art. Un jeu qui donne ses lettres de noblesse à cet art.  Une oeuvre d'art qu'on n'osait espérer.

Bref, Okami est un chef d'oeuvre qui a en plus l'honneur d'avoir aujourd'hui survécu à ses créateurs géniaux, j'ai nommé Clover Studios. La mort de ce studio à part (Viewtiful Joe entre autres) est bien la preuve que malgré tout, seul l'argent mène la danse. Mais elle est surtout l'occasion de remercier une fois de plus Sony de faire perdurer une Team ICO dont les résultats ne sont pas extraordinaires en termes financiers.

Clover Studios n'a pas eu cette chance. Néanmoins, ce texte sur Okami est l'occasion pour nous de leur rendre un immense hommage. Les critiques d'ailleurs ne tarissaient pas d'éloges sur le jeu.

C'est d'abord grâce à son estéhtique particulière qu'Okami s'est fait connaitre (puis reconnaître) : une sorte de Cell Shading croisé avec des aquarelles. En résulte tout simplement des lieux qui ressemblent à des peintures vivantes. Un résultat vraiment atypique et surtout réussi (même si certains lui reprocheront une sorte de flou). D'autant plus que ces graphismes s'intègrent parfaitement à un système de jeu basé sur le dessin.

Le deuxième point fort d'Okami, c'est en effet son gameplay, intimement lié à son histoire. En effet, le jeui prend part dans un Japon de légendes. On incarne la déesse Okami qui est revenue dans le monde des humains sous la forme d'une louve, afin de lutter contre le réveil d'un démon mythique. Cette guerre nous mènera aux 4 coins du pays, dans des lieux divers, tous possédant une empreinte particulière.

La maniabilité est instinctive et c'est avec plaisir et naturel qu'on dirige notre héroïne dont les déplacements et divers mouvements sont d'une fluidité et d'un naturel saisissant. Au fil du temps, la louve acquiert des compétences particulières faisant appel aux dessins : ainsi, on a la possibilité de couper une corde, créer un pont, faire naitre le jour.. tout cela en bloquant l'image et en peignant avec son joystick analogique droit. D'une simplicité mais d'une évidence signifiante (et sans doute encore plus adapté au gameplay Wii).

La grande force d'Okami, et ce qui me plait tout particulièrement vous l'aurez deviné), c'est bien le dépaysement crée par les endroits que l'on parcourt, chacun possédant une ambiance, un style (sonore ou visuel). Plongée au coeur de paysages pittoresques, rencontres avec des personnages atatchants. Le tout bercé par une bande-originale aux accents de Pays du Soleil Levant, tout simplement à tomber. Le plus incroyable reste la durée de vie inhabituel pour ce type de jeu (ça se compte en dizaine d'heures).

 

Okami est un jeu à part, empreint de poésie (à l'aide de votre pinceau, vous faite renaître la nature...), de magie qui rappelle, souvent Princesse Mononoké. Une plongée dans les légendes et autres mythes d'un pays, qui plaira particulièrement aux fans de l'archipel, mais aussi à ceux qui apprécient les bons jeux.

Au final, on ne ressort pas indemne d'Okami, l'aventure est prenante, épique, dramatique. Et c'est bien la larme à l'oeil que l'on quitte ce monde.

 

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Rollcage (Playstation)  posté le samedi 31 octobre 2009 11:47

Voici un jeu que finalement peu de gens connaissent.  A l'instar d'Okami, il fait figure aujourd'hui d'oeuvre posthume. Ce fut en effet l'un des derniers efforts du mythique studio Psygnosis (Lemmings, Destruction Derby...).

Je me souviens encore du bon 8/10 dans Joypad qui me décida à ouvrir le porte-monnaie.

Pour l'histoire, sachez que Rollcage est un jeu de course futuriste où les voitures de courses sont des sortes de Formule 1 / Dragster capables de rouler d'un côté comme de l'autre. Le tout animé par un tas d'armes variées et bien évidemment jouissives.

Bref, Rollcage est un jeu à la fois bourrin et stratégique, et clairement totalement génial, bénéficiant à l'époque d'une réalisation  presque sans faille (très peu de ralentissements face au chaos ambiant).

Le principe addictif consistait bien sûr à gagner alors que l'apocalypse éclatait tout autour de vous : les missiles à tête chercheuses détruisaient de grands batiments qui s'effondraient ensuite sur vous, faisant valdinguer votre voiture qui repartait finalement sur le ventre ou sur le dos. Votre engin roulait sur les murs, au plafond... On doublait son adversaire qui était au sol... Le tout avec une impression de vitesse absolument grisante. En fond sonore, d'excellentes musiques électro. On notera d'ailleurs la présence en avant-première de Fat Boy Slim.

Tous les ingrédients étaient réunis pour des joutes endiablées.

Il est difficile de décrire le plaisir ressenti mais très franchement, on a rarement vu ça (même dans Crash Team Racing). Le mieux est que vous puissiez regarder la video que vous trouvez dans cet article.Je me souviens encore de l'arme que vous balancez sur un adversaire :  un portail temporel qui le ramène quelques mètres derrière vous. Je l'avais utilisé sur un ami, il venait de faire son deuxième tour de piste, et le portail le ramène juste avant la ligne d'arrivée. Il venait donc de faire un tour en 3 secondes. Un moment culte qu'on n'a jamais oublié. Ce qui me permet de souligner un mode multijoueur génial comportant très peu de ralentissements.

  

Bref, Rollcage est une tuerie qui vaut bien plus que ce qu'il a reçu (je parle là du succès public bien sûr). Il y a visiblementr eu un Rollcage Stage 2 sorti sur Playstation mais je n'ai pu m'y essayer.

Parfois je me plait à espérer qu'un jeu de cette trempe puisse sortir une sur console next gen. Clairement, ce serait l'orgasme.

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Shadow of Colossus aka Wanda to Kyozou (Playstation 2)  posté le mercredi 30 septembre 2009 16:41

 

 

Avant tout, soyons clairs : ICO est un chef d'oeuvre indescriptible et intemporel qui a laissé des millions de joueur le coeur en vrac

Au fil du temps, l'extase a laissé place à la nostalgie, cette dernière effaçant l'idée même qu'un autre jeu puisse renouer avec  les mêmes sensations.

Pourtant, quelques années après ICO, les premières images d'une suite sont publiées. Cette dernière porte alors le nom de NICO. Un jeu de mots entre NI (qui veut dire 2 en japonais) et ICO. Même si la Team ICO est encore aux commandes, le joueur est forcément sceptique. Comment réitérer un tel miracle? Surtout que les premières images laissent apparaître un gameplay totalement différent : un homme ressemblant au héros de ICO chevauche des étendues infinies, peuplées de monstres géants. En clair, l'extrème opposé d'ICO.

Bref, les sentiments du gamer sont partagés entre immense respect pour SONY qui bichonne son petit protégé et inquiétude quant au jeu même.

Puis, comme de coutume, plus rien ou presque ne filtrera sur le jeu avant sa proche sortie. Et enfin des informations sur le gameplay, où l'on affrontera des géants, des colosses, représentant à eux seuls des niveaux. Figurez-vous donc qu'en plus de créer le summum du magnifique sur console, en plus de joeur avec les sentiments des joueurs, la Team ICO se permet d'innover!

Toutefois, malgré l'engouement des professionnels, j'avoue avoir été sceptique. Et pourtant, dès la sortie du jeu, j'étais présent pour l'acheter.

Et la déception resta rangée bien au fond du placard.

Tout d'abord, on constate encore un que fois le packaging est sublime. Remerciosn là aussi SONY car ICO n'est pas un jeu qui s'est bien vendu et on peut dès lors comprendre la difficulté de soutenir l'équipe ICO dans ses opinions artistiques.

Dès les premières secondes de jeu, j'ai ressenti une immense fébrilité devant l'apparition des logos. Puis, l'intro arrive et c'est la révélation. C'est simple, voici l'intro que j'ai sans doute regardée le plus de fois dans ma vie! D'une beauté à couper le souffle. Elle reprend ce qui a fait le succès d'ICO à savoir les étendus mystérieux, les contrées lointaines, les coins oubliés, le tout bercé par une musique sublime dont l'apothéose se joue au moment où apparait le temple. Un lieu où notre héros  tentera de rescussiter une femme. Pour cela, il devra affronter 16 colosses.

Comme pour ICO, Shadow of The colossus procède par sélection naturelle. Le tempo de l'intro et du début du jeu est très "lent". Certains sauront apprécier, les autres lâcheront l'affaire. Il faut accepter de se laisser bercer, de se perdre, de se plonger dans cette histoire, aux confins de l'imaginaire.

Puis on découvre le jeu, le vrai. Les mouvements du héros, de son cheval (mythique AGRO), les paysages à perte de vue (profondeur de champ incroyable), la magnifique retranscription du soleil. Tous ces éléments font que comme dans ICO, le joueur se retrouve immergé dans un monde gigantesque et autonome (qui plus est sans download). Mais la meilleure partie reste sans doute les colosses. Non pas l'affrontement (bien que celui-ci soit tout à fait ludique), mais juste la découverte et l'observation  de ces êtres. Ce sera, à bien des égards, un vrai crève coeur que de les tuer. Etres isolés, d'une tristesse infinie, ancrés dans le temps...

16 en tout. Entre chaque colosse, le joueur est libre. Là encore la sélection est faite : certains joueurs choisiront de se balader, de découvrir le moindre recoin de la carte tandis que d'autres enchaîneront les monstres et trouveront sans doute le jeu redondant.

 A ce titre, le principal, et peut-être seul défaut du jeu réside selon moi dans le manque de cinématiques entre chaque boss/niveau. Très peu sur les 12 premiers. Ce qui forcément laisse l'histoire au second plan. Mais bien sûr, comme dans ICO, il est ici plus histoire de sensations que de scénario : l'amour que porte le héros à la femme (il n'est pas dit qui est cette femme pour lui), l'isolement, l'abnégation... Shadow of The Colossus emmène le joueur loin, très loin.

Tous les enjeux resteront plus ou moins flous jusqu'à un dénouement, que certains ont qualifiés de "plus belle fin jamais vue".

Il est vrai que les derniers moments du jeu sont d'une puissance incroyable. Que ce soit la perte d'Agro (larme), un dernier boss hallucinant (ambiance apocalyptique)... Et puis cette fin!

Une bonne trentaine de minutes qui vous arrache forcément une larme. Une conclusion qui se jour encore au-delà de l'histoire. D'une grande beauté. D'un humanisme, d'une tristesse, d'une joie, d'un espoir... Le tout bercé par une bande-originale encore une fois très juste (à l'image de toutes celles du jeu, à la fois dépaysante, héroïque...)

Pour conclure, je dirais que si pour moi, Shadow of The Colossus n'égale pas ICO, il n'en est pas loin. Il est la preuve que les miracles existent, que des expériences uniques naissent régulièrement dans les jeux video. Encore une fois on peut remercier la Team Ico pour son énorme travail et son extraordinaire talent.

Bien plus encore, après l'attente fébrile de ce deuxième jeu, c'est maintenant avec confiance (et grand espoir) que l'on attend leur dernier chef d'oeuvre The Last Guardian, dont la bande-annonce m'a déjà fait chialer. Evidemment, nous en reparlerons plus tard.

 

 

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Resident Evil 1 & 3 (Nemesis) aka BioHazard (Playstation)  posté le jeudi 24 septembre 2009 17:09

 

 

La serie des Resident Evil compte son nombre de fans. Au vu des différents blogs qui émaillent la toile, je n'aurai donc pas la prétention de me considérer comme tel, même si je suis la série depuis ses débuts.

Mon histoire avec la série commence même avant beaucoup d'entre vous puisqu'à l'époque, j'étais en vacances chez un ami geek qui possédait une Playstation pucée et la version import de Resident, soit Bio Hazard. Le premier truc dont je me rappelle à l'époque, c'est l'intro qui me scotcha méchamment. Un peu trop peut-être pour me permettre de me rendre compte à quel point la suite du jeu était proche de la perfection, et innovante en tous points.

Trop jeune, je n'avais malheureusement pas le droit d'y jouer. Ou plutôt heureusement car le jeu me faisait carrément flipper (surtout que mon pote geek me réveillait en pleine nuit pour me montrer des passages du jeu). Je n'en étais il est vrai qu'à mes débuts d'amateur d'horreur (j'avais 10 ans quoi). Ainsi, dès que la Playstation fut mienne, j'achetai le jeu, mais juste pour montrer l'intro à des potes. Dès que je me plongeais dans l'aventure, la peur m'empêchait d'avancer et de revivre les passages cultes que je connaissais en tant que spectateur : l'arrivée des Hunters, des requins, .l'attaque des chiens...

Bref Resident Evil 1 me marqua d'une manière toute particluière. Par conséquent, je ne me suis jamais essayé à Resident Evil 2 (sacrilège, je sais).

Finalement, c'est après avoir muri, avoir bouffé du Ring et du Braindead à tout va, que j'ai réellement pu apprécier la qualité de la série, reterminant le premier Resident puis achetant (après avoir lu le formidable test import de Gollum dans JoypadResident Evil 3 :  Nemesis, qui est devenu pour moi le meilleur épisode de la série.

Il faut dire que déjà, on y incarne Jill Valentine qui est à l'époque, et depuis le premier opus, un gros fantasme. Mais soyons sérieux : Nemesis est un mélange parfait des 2 premiers épisodes, à savoir : suspens et action. Scénaristiquement abouti et réussisant à introduire une bonne dose de nouveauté.

L'atmosphère du jeu est une réussite totale, (notamment grâce à une bande-son immersive et flippante) et si les lieux visités ne sont pas tous nouveaux (enfin pour moi qui n'ai pas joué au 2ème opus, si), la mayonnaise prend. Et puis bien sûr il y a les 2 grosses nouveautés du jeu. 

Tout d'abord comme si l'ambiance en elle même n'était pas assez stressante, le jeu offre l'occasion à de nombreuses reprises de choisir entre 2 itinéraires (mais pas de manière directe, juste par l'intermédiaire de textes parfois mystérieux). Une décision qui doit être prise rapidement (avec battements de coeur en fond sonore) et qui permet en sus de donner une bonne replay value au jeu.

Mais avant tout ce qui me traumatisa, et me traumatise encore, c'est bien le Nemesis du titre : une créature surpruissante, crainte. Un vrai cauchemar qui nous poursuit tout au long de l'aventure (comme son nom l'indique donc). Le joueur l'imagine dans chaque recoin. Et ce n'est pas le bande sonore qui l'aidera à calmer son rythme cardiaque. En effet, la musique qui accompagne l'arrivée du monstre est encore ancrée dans ma mémoire, sans oublier l'inégalable : "STARS", que gémit la bête. Souvent des signes apparaissent bien avant l'arrivée du monstre et rende le joueur totalement appeuré (fenêtre qui se brise, cri qui résonne).

 

Bref, si Resident Evil est bien évidemment culte pour ce qu'il a apporté sur console, l'émergence d'un genre, et pour un coup d'essai, est un coup de maître, c'est bien le 3 qui m'a le plus terrifié.

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L'Avant Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty  posté le dimanche 06 septembre 2009 01:25

Paradoxalement, l'un des plus grands moments de ma vie de joueur a sans doute été un moment...de non-jeu. Et plus particulièrement l'attente d'un jeu.

Pour tous ceux qui viennent juste d'être bouleversés par Metal Gear Solid, l'annonce de sa suite, sur Playstation 2, fit l'effet d'une bombe.

Tout commença avec les images. A titre personnel, je les ai découvert dans un livret offert par Joypad, à l'occasion d'un E3 il me semble. Et le choc fut énorme. En effet, la Playstation 2 avait déjà de nombreux mois de vie mais aucun jeu n'avait réellement réussi à démontrer la puissance technique de la machine. Les première images de MGS 2 sont alors tout simplement à tomber : sous la pluie, un Snake nouveau, dont les détails de modélisations sont impressionnants, des ombres portées, des postures charismatiques... L'avance prise par Kojima sur tout le monde est imposante.

Déjà en transe, les fans de Snake, de Kojima et/ou de Metal Gear sont alors à l'affut de la moindre info, et notamment sur le scénario. C'est là qu'intervient The video. Si ce n'est pas la première, ce sera en revanche la dernière avant la sortie. Présentée à l'E3 2001, d'une durée conséquente, elle montre de nombreuses phases de gameplay, mais surtout des cinématiques ainsi que des dialogues, plus intriguants et alléchants les uns que les autres (Solid Snake did die, but he's also here. Either he survived or there are two of them...).  Le tout sur fond de Harry Gregson-Williams. Forcément, ça vous scotche un gamer pour un temps certain!

A l'instar du premier opus, cette bande-annonce est donc un condensé de moments cultes : l'apparition du titre, la maëstria technique de la phase Fortune, les phrases chocs, l'ombre de Vulcan Raven, le retour d'Ocelot, Snake s'enfonçant dans l'océan, inconscient et surtout, surtout ces 2 dernières minutes magistrales, le thème de Gregson-Williams commençant lorsqu'apparaît le drapeau américain. Une video d'une classe hallucinante. J'en fut si retourné que je demandais même à un ami de m'offrir le DVD sur lequel elle avait été gravée.  Pour le clin d'oeil, on se souviendra du MGS 2 Submerges,  dans les dernières secondes, et de Snake poursuivit par les eaux (une scène finalement retirée du jeu), laissant entendre que les développeurs étaient débordées.

Bref le vent d'une aventure éminemment épique et héroïque souffle sur cette bande-annonce

J'en ai encore des frissons, et je n'ose même pas imaginé les poils dressés des journalistes qui étaient présents dans la salle de projection. Kojima a un don incontestable pour ménager le suspens et faire monter la sauce.

A l'heure qu'il est, le souvenir de cette attente, le visionnage de cette video (des dizaines de fois), restent encore gravés dans ma mémoire.

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